La Carrière de la Vallée heureuse récompensée

Avec une production annuelle de l’ordre de 2,5 millions de tonnes, une exploitation sur 1,3 kilomètre de diamètre, la carrière de la Vallée Heureuse est la deuxième carrière de France. « Améliorer son environnement, c’est aussi travailler son efficacité économique, signale Max Henaux. Notre force, c’est évidemment le gisement exploité depuis 6 générations, mais surtout nos équipes, les hommes et les femmes qui travaillent ici, 100 salariés et 30 d’entreprises sous-traitantes. Cette charte a été mise en place avec détermination et responsabilité dans le respect de l’environnement et le respect de l’homme. » Dans les faits, depuis 2008, la carrière de la Vallée Heureuse travaille à améliorer entre autres, la concertation et l’écoute avec les riverains, la réduction des émissions de poussières, la limitation des nuisances sonores, le traitement de l’eau,… sans oublier le plan paysager du bassin carrier de Marquise mis en place en 1990 permettant une intégration des carrières dans le Parc naturel régional. Et, cela porte ses fruits puisque la carrière de la Vallée Heureuse a atteint le niveau 4 c’est-à-dire le plus haut niveau défini par la Charte environnement.

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Pierre Peckeu, artiste aquarelliste à l’affût de toutes les beautés

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Sans doute son goût pour la rêverie et l’observation lui vient-il de son enfance passée sur les canaux, auprès de parents mariniers, à regarder passer les paysages très lentement. Son amour de l’eau et des couleurs aussi… « Quand j’étais gamin, j’écrasais des briques que je mélangeais avec de l’eau dans des bouteilles » sourit ce Béthunois d’origine. Premières émotions artistiques… Plus tard, après quelques années d’études en arts appliqués à Roubaix, Pierre Peckeu choisit l’aquarelle comme mode d’expression. « C’est une technique inépuisable, douce, toujours surprenante. C’est vraiment jouer avec de l’eau ». Un medium qui permet aussi d’être libre : « Je prends ma boîte, mes pinceaux ; j’ai mon atelier sur moi. Je peux travailler n’importe où… »

« La goutte d’eau »

En 1981, il arrive sur la côte d’Opale et enseigne les arts plastiques à Saint-Etienne-au-Mont puis à l’école d’arts de Calais. Plus tard, il s’installe comme graphiste et travaille « en free lance » avec le Parc naturel, Eden 62, la Chambre d’agriculture. L’artiste se régale en peignant « tout ce qui tournait autour de l’expression de la nature, faune et flore… ». Il réalise aussi une grande fresque pour Habitat du littoral, rue Maryse-Bastié au Portel, et aussi à Millau.

En 2005, nouveau virage dans sa vie. Jocelyn Delhaye, un agriculteur au coeur aussi large que le lit d’un fleuve lui aménage un atelier à Bazinghen. Noyé dans la campagne. L’endroit, baptisé… « La goutte d’eau », transpire la sérénité. Dans un coin, une guitare rappelle que Pierre Peckeu est aussi musicien. Il a participé aux rencontres d’Astaffort de Francis Cabrel… « Maintenant, je fais ce que j’ai envie de faire » constate-t-il. Il vend des oeuvres et « essaye de monter des projets ». Aimant bien aller « là où on n’attend pas forcément un artiste », il croque l’équipe de basket de Boulogne, puis des scènes de vie au tribunal correctionnel (l’émouvante exposition « Justices »).

Au coeur des Carrières !

Fin 2007, une nouvelle aventure commence, qui durera plus de 2 ans. Une « belle rencontre » avec Max Hénaux, président du comité de direction des Carrières de la Vallée Heureuse, lui permet de pénétrer dans ce monde « un peu mystérieux », entre Rinxent et Ferques dont il rêvait depuis longtemps. Un choc. Il vacille devant la beauté de paysages grandioses, surdimensionnés, et l’échelle du temps, géologique, qui impose l’humilité observe des travailleurs amoureux de leurs carrières et découvre dans l’entreprise une « qualité d’ambiance très particulière faite de joie, de solidarité, de confiance »… Résultat : une exposition-témoignage présentée à partir de vendredi au château-musée (lire ci-dessous).

Pierre Peckeu souhaite à présent monter un projet autour « du travail des gens » – il cherche des entreprises partenaires – et un autre sur les femmes incarcérées. Il continue aussi à peindre la nature, médite, et essaye, pendant des stages d’aquarelles, d’apprendre aux gens « à regarder »… Et à leur transmettre que « la beauté n’est pas si exceptionnelle que ça, elle est partout »… Après une pluie, « un petit oiseau qui se baigne dans une flaque ».